Mise au point
Psychothérapie, Pratiques parallèles (remboursement des soins), Lois, formations,…
Par le Dr. C. Irampour et le Pr. M. Lobrot
De nombreuses questions se posent face à la volonté de certains de limiter la psychothérapie à la pratique de certaines catégories de diplômés : Il y a eu dans les prises de position notamment contre la loi en question, des diatribes parfois très violentes .En ce qui nous concerne nous pensons qu’il faut étudier les réalités et que seules ; réflexions, études, et recherches contradictoires basées sur la réalité constitueront les moyens de véritables progrès dans ce domaine crucial.
C’est pourquoi, nous développerons ici principalement les éléments de telles contradictions envers la position la plus tranchée et la plus affirmative qui est celle des tenants inconditionnels de la loi en question. Ceci faisant nous ne condamnons à priori aucune profession (car chacune a ses raisons d’être) et soulignons simplement la nécessité de modestie dans l’appréciation des possibilités et vertus de nos pratiques et connaissances, une collaboration franche entre toutes sortes de praticiens et une meilleure information sur la réalité. Nous pensons aussi que nos connaissances sur la « psychée » humaine et ses capacités sont rudimentaires.
Qu’est-ce que la psychothérapie :
A. Bourguignon, ancien professeur de psychiatrie, déclare « la psychothérapie est quotidiennement l’affaire de tous y compris celle de la personne qui distribue le repas » [1]
Par ailleurs tout traitement qui s’adresse au psychisme et l’influence dans son fonctionnement est une psychothérapie (méthodes éducatives psychologiques de toutes sortes, informations psychologiques, enseignements psychologiques ou philosophiques, apprentissage pour cesser de fumer, ou pour faire bon usage du sport contre la dépression, gym du cerveau et toutes les méthodes de développement personnel ) .Une observation attentive des faits nous apprend que les approches qui viennent d’être citées ont été souvent plus efficaces pour sortir telle ou telle personne de leur détresse ou de leur problème que la psychothérapie classique à strictement parler.
Formations universitaires :
Dépourvus de véritables arguments scientifiques certains pensent qu’il appartient aux Universités de former des psychothérapeutes. Car ainsi ces derniers auraient des pratiques basées sur des formations solides. Les tenants les plus zélés de cette idée arguent que la psychothérapie signifie la thérapeutique des maladies mentales et il faut être formé pour la thérapie des maladies mentales pour exercer la psychothérapie .Or plus de 90% des personnes ayant recours aux « psys » ne sont pas des malades mentaux.
Quant aux études universitaires, nombre de professionnels remettent la supériorité voire même la validité de bien des aspects de ces études en cause (si l’objectif de la psychothérapie est la mobilisation des capacités naturelles de la personne pour l’aider à s’épanouir et à retrouver la confiance et l’équilibre). Ils critiquent fondamentalement ces études universitaires et les pratiques qu’elles génèrent. S’agissant des idéologies qui dominent très souvent l’enseignement psychologique universitaire et qui transforment l’enseignement en un endoctrinement permanent aux apparences scientifiques, il est impossible d’en faire le point ici en une ou deux pages (de nombreux ouvrages existent à ce sujet).
Concernant la médecine mentale citons ici l’exemple édifiant du travail d’un auteur dont la compétence et l’expertise en psychiatrie se passent de commentaires :
Celui de Edouard Zarifian, professeur en psychiatrie : Vu la situation catastrophique des médications, notamment psychiques (dont un exemple est celui des millions de personnes sous tranquillisants), le ministre de la santé avait demandé à Monsieur Zarifian de préparer un rapport d:clients
ce rapport accablant de plusieurs centaines de pages conclut à la nécessité « d’une réforme profonde des études médicales » [2] et à la constatation que « une intentionnalité claire de fournir aux médecins généralistes ou spécialisés par la voie de discours académiques une représentation monolithique réduite aux seuls symptômes accessibles aux seuls médicaments »(Idem).Il dénonce par ce rapport ce qu’il appelle : « la psychiatrisation de l’existentiel »(idem) .
Le professeur Zarifian écrit quelques années plus tard : « La médecine s’éloigne de l’homme, le médicament, de plus en plus, tient lieu d’échange. Interrogatoires standardisés, échelles de comportement, caméras à positons, résonance magnétique nucléaire, examens biologiques réduisent le soigné à des chiffres, des statistiques », (pages 11 et 12). Il poursuit « On pourrait penser que rien de ce qui concerne l’homme ne devrait être étranger à la médecine, et en particulier à la psychiatrie. Les « sciences humaines » devraient donc être au cœur de l’enseignement, Hélas il n’en est rien », (pages 73 et 74). Il déclare aussi : « Il existe une interface de compétences entre psychiatre et Psychologues qui peut soulever des questions délicates. Le psychiatre, le plus souvent n’ a reçu aucune formation aux psychothérapies », (Page 59). [3]
S’agissant de la formation de psychologues il ne faut pas considérer que l’enseignement universitaire apporte que la Science et épanouit les capacités relationnelles et humaines du diplômé. Carl Rogers déclare (lors du congrès de San Diégo en 1974 : « les étudiants font des années d’études en psychothérapie. Leurs études mêmes créent couramment des blocages importants chez eux (…). Ces études doivent être transformées ».
De nombreux auteurs et chercheurs remettent en cause les fondements mêmes des concepts psychologiques dans les enseignements en question. On y constate un intellectualisme coupé des possibilités de la vie, générateur d’intolérances et de sectarisme. Nous prendrons ici succinctement l’exemple touchant au rôle essentiel des approches corporelles dans la thérapie de l’âme. Cet intellectualisme et ces théories réductionnistes concernant le fonctionnement de la « psychée » humaine font dire à Mr François Roustan ex- psychanalyste, thérapeute auteur de plusieurs ouvrages sur la psychothérapie que « la psychée, entité séparée du corps est une pure fiction » [4]. Il va dans sa contradiction jusqu’à déclarer que : « La notion de mécanismes psychiques est une fiction qui suppose que le psychisme ait une existence (…) alors qu’il n’est rien d’autre qu’une fonction du corps »,( page 410). [5]
Nous avons par des thérapies corporelles guéri des personnes qui depuis des années s’administraient des remèdes chimiques (additionnés à la psychothérapie).
Evaluation des psychothérapies :
Il va sans dire que les seuls arguments pouvant faire privilégier une approche par rapport à une autre sera la supériorité des résultats obtenus. Des évaluations ont été entreprises à plusieurs reprises par des chercheurs américains. Leurs résultats montrent que les psychothérapies sophistiquées ne donnent pas de meilleurs résultats, que des entretiens simples basés sur le bon sens et empreint de bienveillance. Certaines de ces évaluations montrent que des thérapeutes installés depuis de nombreuses années obtenaient les mêmes résultats que les étudiants au début de leurs études.
Le professeur américain David Meyer résume ainsi les conclusions des évaluations en question « Les gens qui envisagent une thérapie souhaitent également savoir quelle psychothérapie sera la plus efficace dans leur cas ». La méta - analyse réalisée par Mary Lee Smith et ses collaborateurs (1977-1980) a permis de comparer l’efficacité de différents traitements (…).
En dépit des affirmations de supériorité proclamées par les défenseurs des différents types de traitement, la comparaison des différentes thérapies effectuée par Smith n’a pas révélé de vainqueur évident. Aucun type de traitement ne s’est avéré significativement supérieur. » [6].
Ces évaluations se limitent aux pratiques classiques apprises dans les institutions et Universités et sont très loin d’apporter une idée sur les capacités d’évolution positive des personnes en question (aux Etats-Unis mêmes dans dix des plus importantes Facultés de médecine on utilise aussi actuellement des méthodes ancestrales telles que la visualisation et la méditation pour faire augmenter les défenses immunitaires).
Nos recherches depuis une trentaine d’années ont porté sur des thérapies basées sur les méthodes de développement personnel sortant du cadre étriqué des approches et de l’atmosphère des thérapies classiques .Les résultats ont été excellents.
Les potentiels humains : l’avenir de l’homme Le problème essentiel dans la problématique en question ici est et sera toujours l’exploitation des potentiels naturels de la personne. Mr J.P.Escande, professeur de médecine déclare : « l’organisme, sur ordre du cerveau, possède en lui de quoi corriger tous les désordres possibles(…). Ces capacités de défense et de régénération sont, pour le moment, quasi inexploitées ». [7].
Les approches classiques ignorent ces potentiels humains de guérison et d’auto-guérison et à cet égard nos connaissances académiques sont à leurs balbutiements. Par conséquent, les meilleures recherches scientifiques seront celles qui viseront l’exploitation des ressources naturelles de l’homme et les méthodes de développement personnel sont celles quoi visent l’exploitation de ces possibilités.
Or la quasi-totalité de ces méthodes ont été créées en dehors de la médecine et de la psychologie universitaires.
Il en existe un grand nombre [bio-énérgie,PLN, méthode fedenkrais, les approches transpersonnelles (spirituelles), celles psychocorporelles, etc…]. Il n’y a pas de formations pratiques à ces méthodes dans les programmes de médecine, de psychiatrie ou de psychologie (les formations sont assurées dans le privé).
Expériences nouvelles de synthèse :
Pour nous efforcer d’éviter aux futurs praticiens des problèmes générés par des formations en question, nous avons essayé (depuis une trentaine d’années) de proposer des enseignements de synthèse afin de ne pas ignorer de nombreuses méthodes et approches (qui ne sont pas moins scientifiques ou moins efficaces que la psychothérapie classique) et que le candidat puisse utiliser sa propre méthode dans une approche globale de la personne (sauf préjugés idéologiques aucune des méthodes citées ici ne peut être considérées comme plus scientifiques ou plus efficaces qu’une autre). Nous nous rendîmes alors compte qu’une formation de synthèse doit rétablir le bon sens et l’intelligibilité et tout ramener à la seule référence (de synthèse) qui soit rationnelle : l’unité de la personne.
Cette unité est présente dans la thérapie comme dans la maladie. Tout ce qui reflète réellement l’unité de la personne devient aisément et naturellement intelligible à chacun (le tout est de faire en sorte que tout l’enseignement puisse être entièrement construit autour de cette unité). Sinon le langage de plus en plus technique s’éloigne de la vraie réalité humaine et on en arrive à la situation constatée par la célèbre école californienne de recherche psychothérapique de Palo-Alto qui démontre (par expériences et tests) que la mentalité moderne a tendance à considérer que plus l’explication est compliquée plus elle est scientifique ! Même quand elle est fausse ! [8].
Nous avons donc opté pour la démarche inverse ! Et notre méthode qui vise à tout rendre intelligible à tous les candidats transforme à tous égards la formation (le choix des matières des documents, et des intervenants, etc…). Nous avons été amenés à opérer par cette pédagogie et grâce à la participation de tous (les étudiants et les enseignants et le concours de nombreux centres de pratiques de méthodes de développement personnel), une véritable transformation du contenu de la formation et de la méthode d’enseignement.
Concernant le contenu, il est bien évident pour de nombreux professionnels qu’ une bonne partie de l’enseignement d’anatomie, de mathématiques, de biologie… ne sert pas à grand-chose pour comprendre des phénomènes psychologiques tels que la peur, l’anxiété, la dépression, ou le développement des potentiels humains. Un mémoire effectué par un de nos étudiants auprès de 250 psychologues (disposant de maîtrise et davantage) montre que tous ces psychologues considèrent qu’à cet égard une bonne partie de ce qu’ils ont appris en ces matières (même en psychologie pure !) comme inutile.
En ce qui concerne la méthode d’enseignement : il faut se rendre à l’évidence : les candidats voulant travailler dans la relation d’aide psychologique sont très différents (par leurs sensibilités) les uns des autres. Et pour éviter la sempiternelle déformation professionnelle il faut développer l’intuition (l’intelligence et la perception naturelles) de l’étudiant et ne pas la refouler par un endoctrinement et une charge de connaissances inutiles). L’intuition individuelle ainsi favorisée est la base sur laquelle peuvent être intégrées de façon vivante les connaissances acquises par le candidat qui retrouve le bon sens. Le professeur américain Albert Ellis, 91 ans, le thérapeute contemporain le plus cité dans les travaux universitaires américains (et inventeur de l’approche émotivo-rationnelle en psychothérapie), insiste beaucoup sur le bon sens. Il considère que le bon sens est la meilleure rationalité pour guider et aider les personnes en détresse. D’ailleurs son Institut à New-York (ouvert à tous les candidats désirant travailler dans la relation d’aide) propose des formations courtes, comportant 3 modules de 4 jours (Entre le premier et le deuxième, il y a un an de pratique souple assurée par le candidat auprès des personnes de son choix dans ces formations).
Une expérience unique à l’Université : Suite à la loi en France sur l’autonomie des Universités, chaque Université d’Etat devint libre de créer ses propres diplômes. Ainsi, fut créé en 1984 à l’Université Paris Nord, une formation diplômante de synthèse en relation d’aide basée sur ces principes pédagogiques et dont la direction fut assurée par l’un d’entre nous (C. Irampour).
Cet enseignement diplômant d’une durée d’un an (10 week-ends) enthousiasmait particulièrement les étudiants. Le public était très diversifié (allant des bacheliers jusqu’aux docteurs en médecine, en psychologie, ou des psychiatres). Cette formation en relation d’aide visait ainsi à réaliser une synthèse intégrant les bases (psychologiques, psychosomatiques, énergétiques, spirituelles, etc…), d’une véritable médecine (globale) de la personne. Onze promotions de diplômés furent formées. Vu le succès de ces enseignements nous avons créé conformément à la loi sur l’enseignement supérieur privé une structure universitaire privée afin de développer davantage ces formations de synthèse se déroulant en Week-end.
Les besoins, la demande et le remboursement des soins : Les approches alternatives jouissent d’une grande popularité .En 1962 quelques milliers de personnes avaient passé des vacances alternatives (consistant principalement en : vacances + approches alternatives) .En 2002 leur nombre avoisinait le million. Par ailleurs Un des obstacles majeurs à la reconnaissance, de ces approches était le non remboursement de ces pratiques. Or sous la pression de Bruxelles le monopole de la Sécurité Sociale a été récemment abrogé (conformément aux traités européens). L’objectif de cette abrogation est qu’il se crée d’autres assurances maladies.
Alors, ces assurances (y compris la Sécurité sociale) se concurrenceront pour intégrer ces pratiques alternatives dans leur nomenclature. En Suisse : Un grand nombre d’approches de développement personnel sont remboursés par les assurances santé : il y existe quelques organismes qui octroient l’agrément aux praticiens de ces méthodes dont les prestations sont remboursées par les Assurances-Santé. Les praticiens de ces méthodes alternatives ne sont pas en général des diplômés d’Université, mais formés dans le privé. Nous sommes appelés à assurer des formations de perfectionnement (ou de spécialisation) ainsi que des formations de base pour les actuels ou futurs membres de l’un de ces organismes suisses).
Déjà Les praticiens français (ou européens) pourraient être agréés par les organismes suisses afin que leurs clients puissent être remboursés par des assurances-santé suisses [si leur client fait partie de l’une des 3 catégories suivantes :
1/ citoyen suisse (résidant en France ou en Suisse) bénéficiant de l’assurance-santé suisse.
2/ français assurés par une assurance santé suisse.
3/ les français ou suisses (ou des personnes de toute autre nationalité) travaillant pour une société suisse (les frontaliers ou non). Par ailleurs les praticiens français pourront également s’installer en Suisse et bénéficier de ce système de remboursement.
Lois sur la thérapeutique (psychothérapie,...)
Selon la loi, seuls les médecins ont le droit de poser un diagnostic et de prescrire un traitement en fonction du diagnostic posé. La loi nouvelle limite également la psychothérapie à la pratique des médecins, des psychiatres et de certains diplômés de psychologie. Cependant il faut savoir que le diagnostic ne concerne ici que les noms de maladies répertoriés en médecine. Autrement dit si on parle de yin ou yang ou de procédés visant le mieux-être ou la pédagogie de la santé, cela ne veut pas dire poser un diagnostic ni faire un traitement (d’une maladie).
La loi nouvelle limite également la psychothérapie à la pratique des médecins, des psychiatres et de certains diplômés de psychologie. Cette loi limite l’usage du terme psychothérapie mais n’interdit pas la pratique de la pédagogie psychologique (qui peut englober toutes les méthodes de développement personnel ).
Dr.C.Irampour et Pr. M.Lobrot
Le Dr.C.Irampour est médecin, psychiatre, docteur en psychologie, DEA de philosophie, ancien directeur d’enseignement à l’Université Paris-Nord, Membre honoraire de l’Académie de Médecine de Pologne)
Le Pr.M.Lobrot (Professeur émérite à l’Université de Saint-Denis. Auteur et chercheur en psychologie de développement personnel. Ancien chargé de cours à la Faculté de médecine Pais -Nord).
Il existe dans le cadre de l’Université européenne des sciences et ressources humaines plusieurs diplômes portant sur les méthodes de développement personnel (enseignements de Week-end et par correspondance dans diverses régions de l’Europe) ainsi qu’ un diplôme de formations supérieures de psychopédagogie de la santé (en week-ends) visant à permettre à chacun de mettre à profit sa méthode ou sa démarche dans une approche globale de la personne. Ce diplôme est précisément destiné à tous ceux qui souhaitent travailler d’une façon ou d’une autre, dans la relation d’aide psychologique et /ou de développement personnel. Par ailleurs une loi récente autorise tout établissement d’enseignement supérieur public ou privé d’intégrer et de valider des expériences ou connaissances « acquises hors de tout système de formation ».
Sur la base de cette loi les candidats pourront demander la validation de leurs expériences professionnelles ou acquis personnels dans toutes les approches de santé (notamment celles visant la santé psychologique et le développement personnel). Tous les enseignements de cette Université sont basés sur les principes positifs d’enseignement de synthèse énoncés dans cet exposé.
Infos complémentaires :
Université Européenne des Sciences et Ressources Humaines
21 Av Marcel David. 94600 Choisy-le-Roi.
Tel : 0148920073
Références bibliographiques :
Notes
[1] Professeur A.Bourguignon. La pratique médicale quotidienne (15 nov 1985).
[2] Professeur Edouard Zariffian. (ce rapport pouvait être obtenu à la direction générale de la santé. le journal Le monde du 30 mars 1996 en avait résumé les principales conclusions sur plusieurs pages dont sont tirées ces citations)
[3] 3. Professeur Edouard Zariffian. La force de guérir. Edition Odile Jacob.2002
[4] La revue Psychologies (avril 2000).
[5] Traité de psychothérapie comparée : Edition médecine et hygiène .Sous le patronage de l’Université de Lausanne.2002
[6] Professeur David Meyer. Psychologie .Collection Médecine-Sciences (Flamarion)
[7] Professeur J.P Escande. La revue Psychologies. N° spécial (1988).
[8] Professeur Paul Watzlawik. La réalité de la réalité.(l’expérience en question est décrite pages 56 et 57 de ce livre). Edition Point.